Minuit, dans le jardin du bien mauvais roman

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Minuit de Dan Franck

L’avantage du roman sur l’essai historique c’est sa force de dévoilement, sa capacité à rendre vivant ce que les documents historiques seuls peuvent avoir de sec et de parcellaire.
Avec son roman Minuit, Dan Franck parvient à faire perdre à la littérature tout son crédit devant les recherches historiques.
Le roman a des airs de laborieuses prises de notes d’un collégien en vue d’un exposé. On possède donc des bribes d’informations, mais de roman, point.
Nous avons au moins l’avantage de connaître ses sources (et l’envie de nous y plonger plutôt que de prolonger la lecture de Minuit) mais où se trouve le souffle romanesque ? À la fin de quelques chapitres, peut-être… qui doivent servir de transition et amener sur scène de nouveaux personnages… pour amorcer de nouvelles prises de notes.
Là où certains romans historiques parviennent à se jouer de la complexité de l’Histoire (le très bon Les Bienveillantes pour ne citer que lui), Minuit tranche certaines questions en y perdant complexité historique et romanesque (lire -ou pas- l’épisode de la mort de Walter Benjamin).

Pour être tout à fait honnête, j’ai à peine lu plus de la moitié du roman… détrompez-moi et je poursuis ma lecture.

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