Archives par mot-clé : média

QUASI désinformation : zadisme, maladie infantile du journalisme

QUASI panique dans les colonnes de Libé le 22 novembre. Un article sur la manif « contre les violences policières » titrait :

Incident_Libé

Après avoir longtemps cherché le jeu de mots sur « sans incident » – 100 incidents ? – , le petit jeu de mots sans lequel Libé ne serait plus le Libé qu’on aime, il fallait en venir à l’évidence, le titre était désespérément sérieux.

Les journalistes de Libération ont-ils lorgné sur les dépêches AFP qui ne corroboraient quasi pas leur titre ?

OuestFr_manif

QUASI correction quelques heures plus tard :

Capture du 2014-11-30 18:37:49

Mais l’URL de Libé témoigne toujours de l’ancien titre « sans incident »

URL_libe

Le rectificatif n’aura pas calmé les ardeurs des lecteurs qui se quasi gaussaient du titre dans les commentaires de l’article.

Quasi le même journaliste (Nicolas de La Casinière) a vendu quasi le même papier à Reporterre sans plus s’embarrasser de quasi détails :

manif_reporterre

Jean-Paul Sarte qui a quasi fondé Libération aurait quasi déclaré « Le zadisme est la maladie infantile du journalisme. »

Prends soin de toi et rétablis-toi bien vite mon petit Libé.

 

Captures d’écran : Libération, Ouest-France, Reporterre

Nos blogueurs maudits

Les pauvres artistes du XXe siècle non édités, non lus, non reconnus par leurs pairs vivaient dans la mystique des romantiques: un artiste inconnu pouvait encore être un Lautréamont à découvrir, un Baudelaire victime de la morale son époque ou un Rimbaud inaccessible au premier venu. Bref, l’artiste pouvait encore s’enorgueillir d’être inconnu, rejeté, ou mieux… incompris.

Un manuscrit n’existait que losrqu’il était sorti d’un tiroir puis publié… autant dire que les artistes inconnus, rejetés et incompris étaient nombreux.
Puis vint le web: le texte, la musique, l’image circulèrent. L’œuvre était disponible immédiatement pour les masses et l’élite.
Alors, plus d’artistes maudits?

Aujourd’hui seul le blog délaissé par Google peut encore prétendre à l’orgueil romantique de l’œuvre inconnue à découvrir. C’est le lien hypertexte qui fait sortir le manuscrit du tiroir, ce lien peut même devenir autotélique.

Âme romantique, poursuis ta quête sur la toile en prenant soin de ne pas suivre les conseils du plébéien Google.

 Tableau : Le pauvre poète (Der arme Poet) de Carl Spitzweg